La formule 1 manquait cruellement de stars glamour, susceptibles d’intéresser au-delà des paddocks. L’avènement du bel Anglais a comblé cette lacune. Premier pilote de couleur au plus haut niveau, il passionne la terre entière par son histoire. Cet été, il a été photographié avec une jeune et riche héritière. «Paris Match», entre autres, consacre une large place à l’idylle…
Franchement, qui se serait intéressé aux vacances de Nigel Mansell, de Damon Hill ou d’Alain Prost? Ils ont tous trois été champions du monde de F1, mais, côté glamour, on pouvait rêver mieux. Michael Schumacher a toujours habité de somptueuses villas, mais sa vie privée s’est résumée à une belle histoire de famille: madame, les mômes, les chevaux.
Excepté peut-être lors des fameux duels Senna-Prost, la F1 a toujours eu de la peine à sortir de ses paddocks, à toucher le public au-delà des seuls passionnés du dimanche après-midi. Seulement voilà, aujourd’hui, il y a Lewis Hamilton. A 22 ans à peine, le jeune Anglais est non seulement en tête du championnat du monde dès sa première saison, mais il a également tout pour plaire: image sympa, belle gueule, sans oublier bien sûr ce statut de premier Noir de la F1. Les photos de sa petite escapade estivale en galante compagnie se sont arrachées, Paris Match, entre autres, y consacre quatre pages cette semaine. Le jeune Lewis sur la plage de Saint-Tropez file, de toute évidence, le parfait amour avec Sarah Ojjeh (18?ans), la fille de Mansour Ojjeh, patron de McLaren. Au fond se profile le «Kogo», le yacht de papa Ojjeh, l’un des plus luxueux du monde. Une croisière a mené les deux jeunes de la Sardaigne à la Corse, avec arrêt à St-Trop’: Lewis était l’invité vedette du 40e anniversaire du Byblos, la boîte mythique. «Où a passé Jodia Ma?» s’interrogent les tabloïds. Jodia Ma est la petite amie officielle de Lewis.
«Hamiltonmania»
Un pilote érigé en people? Aux yeux du journaliste Mario Luini, dans le milieu depuis plus de trente ans, l’avènement de Lewis Hamilton est ce qui est arrivé de mieux à la F1 depuis belle lurette. «De 2000 à 2005, Schumacher a non seulement écrasé la F1 mais son intérêt aussi. Froid, sans jamais montrer ses émotions. Les pilotes, plutôt arrogants, se cachent toujours derrière leurs lunettes de soleil. Hamilton, lui, est un excellent communicateur, bien éduqué. Comme Tiger Woods pour le golf, il apporte un vent de fraîcheur.»
Des paparazzi planquent devant la maison familiale de Tewin, au nord de Londres. Lewis regrette simplement de ne plus pouvoir faire son plein tranquille à la station-service du coin. Dans ce pays peu féru de F1, l’audience des grands prix a bondi de 40% cette saison. Des sponsors du monde entier s’arrachent le nouveau «wonderboy» de la F1 et son parcours si atypique.
Le pompon réside dans le duel à couteaux tirés l’opposant à son propre coéquipier, Fernando Alonso, transformé en méchant de l’histoire. Rien ne manque au conte de fées. Il a un côté moral: la peau caramel de Lewis est comme une première brèche dans un sport resté l’apanage des Blancs. Il est édifiant aussi. Lewis sort de nulle part. Le grand-père a débarqué sans le sou des îles Grenadines dans les Caraïbes.
Le papa a découvert très tôt les talents du petit en le voyant manier avec dextérité les jouets télécommandés. «Un jour, je piloterai pour vous.» A 10 ans, Lewis s’est présenté lui-même à Ron Dennis, directeur de McLaren, lors d’un concours de karting. Premier contrat trois ans plus tard. Aujourd’hui, son prolongement jusqu’en 2012 avoisinerait, selon la rumeur, les 300 millions. Lewis Hamilton, l’homme providentiel pour la F1 et son impact médiatique…
Source Lematin.ch